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Le diagnostic est tombé

novembre 21, 2010

Le diagnostic est tombé : mon Petit Choux a un TDAH, ou trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. J’ai déjà commencé à vous en parler ces derniers temps, vous pourrez trouver la définition dans un article que j’ai écris ici. La première chose que j’ai dû faire c’est accepter la nouvelle, la digérer. Pas si simple que ça mine de rien, surtout quand on vous parle tout de suite d’un traitement médicamenteux alors que vous imaginiez qu’on vous conseillerait simplement quelques exercices de concentration et basta. Pas simple non plus d’entendre qu’il est fortement atteint alors qu’on imaginais un degré moindre. Le sentiment que j’ai ressenti en sortant du rendez-vous avec la neuro pédiatre était très troublant, partagé en fait, sans parler du fait que j’étais en vrac et en larmes. Un grand OUF d’abord car on peut enfin mettre un mot sur ce qui le rend si difficile, « ceci explique donc cela », parce qu’on avait fini par croire qu’il était juste super chiant, ingérable et se fichait de tout ce qu’on pouvait bien lui dire. Mais BOF parce qu’il fallait le « droguer ». C’était mon sentiment à la sortie de l’hôpital. Depuis j’ai fait du chemin évidemment c’était il y a plus d’1 mois.

Pour appréhender la « chose » il faut presque devenir une pro de ce trouble : lire des comptes rendus médicaux, écouter des émissions, rencontrer des professionnels, se mettre en contact avec des associations, parler, échanger avec d’autres parents.
– Se documenter pour mieux comprendre et dédramatiser.
– Comprendre pour arriver à soutenir notre enfant.
– Le soutenir pour mieux l’aider et lui faire comprendre qu’il n’est pas malade.

Et puis chercher aussi pour ne pas dire oui à la première solution venue. Je ne me voyais pas accepter le traitement sans mener ma petite enquête auparavant et le papa non plus, même si aujourd’hui je ne diabolise plus le médicament du tout. Seulement avoir besoin d’être sûr de ne pas faire le mauvais choix et de prendre toutes les données en compte. Parce que non il n’y a pas que la solution du médicament, ce n’est pas une pilule magique et encore moins anodine. Aucun médicament ne l’est certes mais cette classe là, les psychotropes, d’autant moins. Et pour  comprendre tout cela il nous a fallu rencontrer aussi un pédopsychiatre, une autre alternative que la neuropédiatrie qui par définition prescrit beaucoup plus facilement les médicaments aux doux noms de Ritaline ou Concerta.

Des médicaments à polémique, c’est bien le problème et la raison pour laquelle la culpabilité et le doute entrent en jeu dans la prise de décision. Certains vous disent que c’est LA solution, que cela permettra à votre enfant d’être plus attentif en classe, plus concentré et donc de reprendre confiance en lui, d’autres vous diront que cela peut avoir des effets néfastes sur sa croissance, poser des problèmes cardio-vasculaires plus tard … Comme toujours il y a plusieurs écoles, ce qui ne facilite pas la prise de décision pour nous parents, complètement néophytes.

Ce trouble n’est pas dramatique, mon enfant ne risque pas sa vie, mais il peut la lui gâcher si on ne fait rien, il peut le désocialiser, le faire perdre pied en classe, aller d’échecs en échecs et ça je ne le veux pas. La vie avec Petit Choux atteint de ce trouble est difficile, tout est à revoir, le schéma éducatif en premier lieu, et toute notre relation aussi et puis faire un gros travail sur la patience en ce qui me concerne, prendre sur moi (Il bouge et se lève tout le temps, n’arrête pas de parler, ok zen). D’autre part il est évident que le TDAH a des répercussions sur notre famille entière, nous parents très directement mais aussi son frère, ses grands parents, ses oncle et tantes sont touchés par les problèmes engendrés parce trouble. Nous avons donc entrepris d’expliquer à toute la famille de quoi il s’agit, l’idée n’étant pas de lui trouver des excuses ou de le traiter comme un prince à partir de maintenant mais d’expliquer tous ces malentendus qui s’installent entre lui et nous, et que surtout il ne le fait pas exprès.

Aujourd’hui nous n’avons toujours pas commencé le traitement, nous avons rencontré la psy scolaire de Petit Choux, une neuro pédiatre qui a posé le diagnostic, une pédopsy et bientôt un autre neuro de façon à trancher. J’ai pris le parti de ne pas tenir compte de l’avis de mon entourage, seul son père, mon conjoint et moi sommes dans la boucle. Inutile de compliquer les choses. Je compte suivre mon instinct, ma décision est quasi prise, il ne me reste plus qu’à rencontrer ce neuropédiatre pour valider le tout et tomber d’accord avec le papa.

Affaire à suivre donc.

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